Symbolisme et mythologie

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[tab title= »AFRIQUE »]

Comme pour les indiens d’Amérique, pour les tribus africaines le lapin est un trickster, un héros civilisateur ou un ancêtre mythique, tel Nanabozo ou le personnage du lapin dans les contes africains, qui se confond avec le lièvre comme symbole de ruse.

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[tab title= »AMERIQUES »]

AZTÈQUES

Détail d'un tonalpohualli, calendrier divinatoire sacré de 260 jours, regroupés en 20 groupes (treizaines) de 13 jours auxquels correspondait un symbole. Ici un lapin : tochtli.Le tonalpohualli – calendrier aztèque divinatoire sacré de 260 jours – se forme de 20 groupes  de 13 jours (treizaines) auxquels correspondait un symbole. Le lapin ou Tochli est l’un de ces symboles. Le lapin fait également parti des 4 porteurs d’année. Il est associé au Sud, à l’agriculture et symbolise la Lune. Ces années Lapin sont changeantes, imprévisibles et lunaires.

Le jour Tochtli ou Lapin possède son protecteur qui est Mayahuel, la déesse de l’Agave et de la Fertilité et déesse du Pulque. C’est le jour de l’auto-sacrifice et du service d’autrui. Associé aux phase de la lune, c’est un bon jour pour communier avec la nature et les esprits mais un mauvais jour pour agir contre les autres. Le Tochtli/Lapin est aussi le signe du Sud et du monde agricole car il représente l’abondance.

Les personnes nés en jour Tochtli/Lapin sont en général de grands travailleurs et son assuré de voir leurs actions couronnées de succès. Ils possèdent un esprit actif, il savent saisir les opportunités en restant prévoyant. Plutôt craintif, ils ont toujours peur pour leur santé et qu’on leur dérobe leurs biens et il se montrent toujours circonspects, vigilents et peu enclins aux effusions. Un grand respect pour l’honneur, ils possèdent un grand sens de la Justice en particulier envers ses propres enfants.

Comme le Cerf, ils sont souvent très timides. Malheureusement associés à la lune et au Pulque : l’ivresse vient nuancer leur caractère.

Jackalope

Dessin d'un Lepus cornutus de Robert Bénard (1734 - 1777)Ou lapin cornu est un Animal du folklore américain, imaginé à partir de lapins atteins de la maladie papillomavirus (elle provoque des tumeurs noirâtres allongées sur le corps, parfois en forme de cornes sur la tête).

 

 

 

 

 

Jackalope (montage)

 

Farouche, d’après la légende, l’animal est difficile à observer mais il imite à merveille la voix humaine.

 

 

 

Nanabozo

Cet esprit farceur à l’apparence d’un lapin, est aussi connu sous les noms de Michabou, Winabozho ou Nanabush. Il s’agit d’un personnage de la mythologie des Anishinaabe (tribus Ojibwés, amérindien d’Amérique du Nord). D’ailleurs le terme « michadou » peut se traduire par « grand lapin » ou « grand lièvre » et celui « Chi-waabooz », signifiant le « gros lapin« .

L’histoire raconte que cet esprit serait né d’une mère humaine Wiininwaa (nourriture) et de E-bangishimog  à l’Ouest). Il a été envoyé sur terre par Gitche Manitou pour enseigner les Ojibwés et une de ses toutes premières missions fut de nommer toutes les plantes et tous les animaux. Nanabozo est considéré comme le fondateur de la Midewiwin. Dieu des eaux, les Algonquins voient également en lui le créateur de la terre. Dans les traditions iroquoises, le héros quasi-légendaire Hiawatha serait une incarnation de Nanabozo. Il incarne la vie et possède le pouvoir de la créer dans les autres êtres. Son sexe n’est pas défini et il apparaît parfois sous des traits féminins. On peut le trouver également sous l’apparence d’autres animaux tel que le corbeau ou le coyote. Comme toutes les figures mythologique de type trickster, il est souvent réputé pour son insatiable appétit pour la nourriture et pour sa sexualité débridée. Ainsi, il offre un personnage paradoxal : il est tantôt un puissant bienfaiteur, tantôt un fou farceur et obscène.

Michabou ou le Grand‑Lièvre, chef des esprits, est l’architecte de l’Univers. Au commencement, la terre était toute couverte d’eau. Michabou flottait sur un amas d’arbres, avec les animaux dont il était le chef. Souhaitant obtenir un grain de sable pour en former le noyau d’une terre nouvelle, il fit plonger la loutre et le castor sans obtenir de résultat. Le rat musqué se dévoua enfin pour la cause publique et s’enfonça sous les eaux. Vingt‑quatre heures après, il reparaissait à la surface, mais sans vie. À la suite d’une recherche minutieuse, on trouva un grain de sable attaché à l’une de ses pattes. Saisissant ce grain de sable, le Grand‑Lièvre le laissa tomber sur l’amas de bois, qui se couvrit de terre et s’étendit peu à peu. Quand la masse ainsi formée fut de la grosseur d’une montagne, le Grand‑Lièvre en fit le tour à plusieurs reprises, et la terre grossissait à mesure. Le renard fut chargé de surveiller les progrès de l’opération, et d’avertir ses compagnons, lorsqu’il croirait la terre suffisamment étendue pour fournir la vie et le couvert à tous les animaux. Il se pressa trop de faire un rapport favorable. Le Grand‑Lièvre, ayant voulu connaître la vérité par lui-même, trouva la terre trop petite ; il continua donc et continue encore d’en faire le tour et de l’agrandir de plus en plus. Après la formation de la terre, les animaux se retirèrent dans les lieux qu’ils jugèrent les plus commodes. Quelques‑uns moururent et de leur corps le Grand‑Lièvre fit naître des hommes, auxquels il apprit à faire la pêche et la chasse.
À l’un d’eux, il présenta une femme en lui disant : « Mon fils, pourquoi crains‑tu ? Je suis le Grand-Lièvre, je t’ai donné la vie ; aujourd’hui, je veux te donner une compagne. Toi, homme, tu chasseras, tu feras des canots et tout ce que l’homme doit faire ; et toi, femme, tu prépareras la nourriture à ton mari, tu feras tes souliers, tu passeras les peaux et tu fileras ; tu t’acquitteras de tout ce qui regarde la femme. »

Les mœurs des Abénaquis de l’abbé Alexandre Chambre- 1904

Les Indiens d’Amérique ont beaucoup d’histoires sur le lapin (cf l’onglet sur cette page qui leur est consacré).

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[tab title= »ANTILLES »]

Dans les contes antillais, Compère Lapin est un personnage récurrent qui représente malice, cynisme et débrouillardise.

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[tab title= »ASIE »]

CHINE

Le Lapin de jade sur le Lune - ChineLe Lapin de jade ou lapin de la lune (月の兎 / tsuki no usagi) est associé à la fête de mi-automne dans les communautés chinoises du monde. Il est le plus souvent représenté debout entrain de préparer un médicament à base d’herbes dans un mortier pour les immortels. En effet, cette légende est née de la forme visible du lapin et son mortier. Voici comment l’histoire s’est déroulée :

Un vieux mendiant affamé demande de quoi se nourrir aux animaux : le singe récolta des fruits, la loutre donna des poissons échoués de la rivière, le chacal déroba un lézard et un pot de lait caillé. Mais le lapin, lui, ne savait que récolter des herbes, alors il décida de s’offrir et en se jetant dans le feu que le mendiant avait fait.Contrairement à ce qui aurait du arriver, le lapin ne brûla pas. Le vieil homme se révéla être un Sakra, touché par la vertu de l’animal, il dessina la forme du lapin sur la lune afin que tout le monde puisse l’observer.

Sun Wukong et le lapin de jade (estampe de Yoshitoshi, 1889).

Sun Wukong et le lapin de jade (estampe de Yoshitoshi, 1889).

En Chine aussi le lapin symbolise le culte de la Lune, sur laquelle vivrait un lapin. A cette occasion, encore aujourd’hui, on déguste des « gâteaux de la Lune » ornés d’un lapin et, peu avant la fête du double neuf, la tradition voulait que les chasseurs aillent tuer un lapin ou un lièvre et que l’on fasse un civet. En effet, d’après la tradition, manger du lapin aurait des vertus médicinales. Ainsi, pour aider les enfants à marcher plus vite, on leur faisait porter des chaussons avec une tête de lapin brodée ou en forme de lapin.

De nombreux contes et légendes expliquent aux enfants ce pourquoi les lapins possèdes des yeux rouges, de longues oreilles, ont la lèvre fendue ou un pompon.

Le lapin est aussi un des signes de l’horoscope chinois. Les gens nés sous ce signe possède un naturel aimable, franc, honnête, diplomate et sont aimés par leur entourage et leurs aînés.

JAPON

Le lapin blanc est un personnage de la mythologie japonaise qui apparaît dans la légende de « O-Kuni Nushi et le lapin blanc« .

Oh kuni nushi vivait à Izumo avec ses quatre-vingts frères dont il était le cadet. Il y aavait, en terre voisine, une belle princesse, Ya-Gami-Hime, que les quatre-vingts frères veulent épouser. Ils décident de la courtiser ensemble, consentant avec réticence à ce qu’O-Kuni-Nushi les accompagne en tant que porteur. Alors qu’ils entreprennent la traversée pour Inaba, sur une plage, ils voient un lapin sans poils avec la peau à vif, dans de grandes souffrances.

De nature malicieuse, les frères dirent au lapin que son poil repousserait s’il se lavait dans l’eau salée de la mer et allait dormir au sommet d’une montagne battue par les vents. Le lapin essaya mais sa souffrance ne fit qu’empirer.

Peu après, O-Kuni-Nushi arrive, avec les bagages de ses frères. Voyant le malheureux lapin, il lui demanda pourquoi il pleurait. Le lapin lui raconta la cruauté des quatre-vingts frères et lui expliqua comment il avait perdu sa fourrure.

Le lapin était né à Inaba mais tous les bambous dont il se nourrissait furent emportés par une inondation. Il s’accroche à un morceau de bambou, se laissant dériver jusqu’à l’île d’Oki. Après un long séjour, il souffrit de la solitude et veut revenir vers Inaba. Mais il n’a aucun moyen de Faire la traversée car des requins apparaissaient alors le lapin eut une idée. Il se montra délibérément insultant et les nargua en affirmant qu’il y avait plus de lapins que de requins dans le monde. Afin de savoir à quoi s’en tenir, les requins acceptèrent de se placer en file, formant ainsi un pont entre l’île et Inaba. Le lapin leur promit de les compter en sautant sur leur dos. Mais une fois arrivé sur l’autre rive, le lapin se mit à rire et avoua aux requins qu’il s’était moqué d’eux,et qu’il voulait simplement pouvoir traverser. Furieux, le requin le plus proche de la terre l’attrapa et le dépèça.

O-Kuni-Nushi dit alors au lapin de se laver dans l’eau douce et pure de la source située non loin de la plage puis de prendre le pollen des laiches qui poussaient par là, de le répandre à terre et de s’y rouler. Le lapin fit ce qu’O-Kuni-Nushi lui avait conseillé et retrouva sa belle fourrure blanche.

Reconnaissant, l’animal, dit à O-Kuni-Nushi que ses frères ne séduiraient pas la princesse Ya-Gami-Hime mais que lui, O-Kuni-Nushi, l’épousera et que ses aînés deviendront ses garçons d’honneur.

Texte de mythologica.fr

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[tab title= »EUROPE »]

CELTES

Les légendes celtes sont riches de personnages. Il y en a un notamment, une sorte de farfadet malin, espiègle et rebelle qui joue des tours aux voyageurs : le Puck. Il se transforme pour effrayer les jeunes filles et bousculer les vieilles dames. Il peut changer de formes plaisantes ou terrifiantes : cheval, chèvre, gobelin, chien ou ecore lapin.

Les Pookas sont une race du jeu vidéo Odin Sphere ressemblant à des lapins anthropomorphiques, représenté par Cornelius, le prince Pooka.

Le personnage de Harvey avait été qualifié de Puck par l’acteur principal, James Stewart.

PAYS ANGLO-SAXONS

Le lapin de Pâques est le personnage qui dépose les œufs de Pâques dans les jardins pour les petits enfants. A cette occasion, des lapins en peluche ou en chocolat sont offerts à cette occasion. Il faut savoir que c’est Eostre, déesse de l’aube et du printemps (appelée aussi Eastre ou Ostara), dont l’animal familier est un lapin, qui est à l’origine du mot Pâques : Easter en anglais ou Ostern en allemand.

Dans le nord-ouest de l’Europe, le lapin est remplacé par le lièvre de Pâques (der Osterhase). Ceci dit, d’autres sources d’informations affirme que c’est en Allemagne que le mythe est né et qu’aux origines il s’agissait bien du lièvre qui a été ensuite remplacé par le lapin (peut être parce qu’il symbolise l’abondance).

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[tab title= »INDIENS D’AMERIQUE »]

Linx Roux

Dans une légende Shawnee, le Lynx roux, un des quatre protecteurs de l’étoile du matin, se fait avoir par un lapin : alors que ce dernier est acculé dans un arbre, prêt à être attrapé par le lynx, il suggère à son prédateur de faire un feu pour le rôtir ; le lapin saute alors de l’arbre, et les braises s’éparpillent sur la fourrure du Lynx et dessinent des taches marron foncé sur sa robe.

Pourquoi le lapin creuse t-il un terrier ?

Cela remonte au temps où la terre souffrit d’une si grande sécheresse qu’il n’y eut plus de brin de verdure dans la plaine.Le soleil brûlant avait tari les ruisseaux et les rivières et l’on avait vu la lune s’arrondir puis décroître plusieurs fois sans qu’une goutte de pluie ne tombât sur le sol. Faute d’humidité, non seulement l’herbe et les plantes, mais les arbres même se desséchaient et mourraient. Seul un sorte de puits naturel, étroit mais plu profond que le lit de la rivière, contenait encore un peu d’eau. Toutefois, il y en avait si peu que d’un commun accord, les animaux avaient sagement décidé de n’y aller qu’une fois par jour, et chacun à son tour, y puiser une ration, insuffisante certes, mais dont ils devaient se contenter, afin que chacun pût en avoir sa part.

Affames et incapables de se désaltérer vraiment, ils maigrissaient et semblaient se dessécher eux aussi. Poils et plumes avaient perdu le brillant lustre des jours d’abondance. Cela faisait pitié de les voir tous …. Sauf le lapin qui lui ne semblait pas comme les autres souffrir des privations

– quel est ton secret, frère lapin ? lui demandait-on.

Au lieu de répondre, lapin souriait malicieusement, relevait avec arrogance et le plus qu’il pouvait sa petite queue blanche et agitait ses longues oreilles l’une après l’autre.

C’est là un exercice assez difficile et qui demande de l’entraînement si on veut le faire bien, aussi aimait-il à exhiber son talent, se croyant très fort parce que bien peu de ses amis pouvaient l’imiter.

Ils avaient faim et soif et se demandaient plutôt comment leur frère pouvait encore parader et avoir les yeux éveillés et le poil luisant. Peu à peu, ils en vinrent même a soupçonner lapin…

Serait-il possible que, manquant à l’engagement pris par tous, il allât au trou puiser une partie de la ration de autres ? Ils voulurent s’en assurer. Pour cela, ils modelèrent une sorte de loup en argile avec une sorte de colle dessus et le placèrent près du puits.

C’est lorsqu’il faisait bien sombre, après la tombée de la nuit, que lapin allait se désaltérer au trou et sans penser aux autres, buvait tout son aoul. Il s’y rendait en rampant sous la brousse, sans bruit, la queue bien collée au corps, pour éviter que sa blancheur brillât au clair de lune et les oreilles baissées afin que nul n’en aperçut les pointes.

Ne se doutant pas de ce qui l’attendait, il partit donc ce soir-là comme à l’ordinaire.

Il allait en rampant, doucement, doucement, s’arrêtant souvent à cause du craquement des broussailles, l’œil et l’oreille au aguets, effrayé au moindre bruit le cœur battant à grands coups quand, soudain, il crut distinguer une forme noire, penchée au bord du trou ou il allait boire. Il hésita un moment puis, s’enhardissant, il demanda :

Qui est là ?

Pas de réponse.

Il fit quelques pas, plus doucement encore que précédemment et crut reconnaître un loup, un jeune loup qui, profitant de l’obscurité, venait, lui aussi s’abreuver aux dépens des autres.

Tout d’abord cela lui sembla étrange. Il ne savait que faire. Un moment il pensa partir, sans bruit, comme il était venu, mais il avait soif et puis il ne pourrait même

pas raconter aux autres ce qu’il avait vu car alors on lui demanderait pourquoi il était dans ces parages. Mieux valait donc qu’il se désaltère lui aussi.

Il s’approchât davantage. Cette fois il ne prit aucune précaution, au contraire. Il remuait à plaisir les touffes d’herbes séchées qui craquaient en e brisant. Il s’attendait a ce que, l’entendant venir, la forme noir se retourne. Mais il n’en fut rien.

Il rassembla alors tout son courage et demande à haute voix :

Que faites vous ici, frère loup ?

Le loup ne répondit pas et pour cause ! Il restait immobile, penché au dessus du puits de l’entrée du trou.

Le lapin se dit que s’il ne cesse de boire il ne restera rien pour lui.

Alors, exaspéré par ce silence, furieux à l’idée qu’il ne pourrait se désaltérer à son tour, et se croyant d’ailleurs très brave, lapin haussa plus encore la voix :

Ne m’entendez vous pas ? Je vous demande ce que vous faites ici ?

A l’entendre, on eut crut un innocent scandalisé, demandant des explications à un coupable.

A ce moment là, la lune passant entre deux nuages éclaira un instant la scène et lui sembla le dos de son confrère était doucement secoué d’un rire moqueur. Cela le mit hors de lui. Il oublia un moment qu’il n’était qu’un lapin et qu’un loup pouvait ne faire de lui qu’une bouchée. Son ton devint menaçant :

Partez dit-il, ou vous aurez affaire à moi !

Naturellement le loup ne bougea pas. Lapin s’approcha alors si près qu’il pu cette fois donner un coup de patte. La colle se colla à sa patte.

Furieux, croyant à un mauvais plaisant et d’ailleurs ne doutant plus de sa force, il cria d’une voix rageuse :

Faites moi place où je vous renverse d’une ruade.

Joignant le geste a la parole il se retourna, s’arc-bouta sur ses pattes de devant et lança un grand coup dans le dos du loup, mais alors il se sentit terriblement englué. Il essaya de se retourner, se débattit en vain. Plus il tachait de se décoller du loup, plus il sentait retenu par cette colle. Il s’en mettait partout.

Fou de dépit et de rage, il essaya de rouler sur l’herbe pour se dégager, mais il ne pu qu’entraîner avec lui ce qu’il avait cru être son adversaire et bientôt tous deux formèrent une véritable boule. Alors, incapable de se dégager, à bout de force et pouvant à peine respirer, il finit par perdre connaissance.

C’est dans cet état que les animaux le trouvèrent, quand les premiers d’entre eux vinrent à l’aube s’abreuver à leur tour.

Ils le dégagèrent, l’aidèrent à se nettoyer et ne lui dirent rien, mais lapin comprit ce que l’on devait penser de lui. Il en fut à tel point honteux, mortifié et repentant qu’il creusa un trou et s’y réfugia. Il espérait que s’il ne se montrait pas trop, on finirait peut être par oublier son manque de parole et sa sottise.

C’est à partir de ce moment-là que les lapins prirent l’habitude de vivre dans un terrier.

Chez les Hopis

Un proverbe Hopi dit ceci :

Variétés de maïs Hopi Abrahami2 grains pour les vers, 2 pour les souris, 2 pour les lapins, 2 pour les corbeaux et 2 pour toi. »

Traditionnellement ce sont les femmes qui sèment les maïs de différentes couleurs. Les jeunes plants sont protégés des lapins et des souris grâce à un cylindre de boîte de conserve.

Ce peuple indien possède aussi une belle légende qui raconte comment un lapin a tiré sur le soleil.

C’était le milieu de l’été, la période de l’année s’appelle Hadotso, la grande chaleur. Toute la journée, d’un ciel bleu et sans nuages, un soleil de plomb s’abattait sur la terre. Pas de pluie tombée pendant plusieurs jours et il n’y avait pas le moindre souffle de vent pour refroidir l’air étouffant. Tout était chaud et sec. Même les falaises roses rouges des canyons et des mesas semblait prendre une couleur plus brillante que jamais.

Les animaux tombaient avec la misère. Ils étaient assoiffés et affamés, car il faisait trop chaud pour chasser pour se nourrir et, haletant lourdement, ils sough ce que l’ombre qu’ils pouvaient sous les rochers et les buissons.

Lapin était le plus malheureux de tous. Deux fois ce jour-là la chaleur chatoyante avait tenté à travers la terre cuite vers des visions de l’eau et refroidir, l’ombre des arbres. Il s’était épuisé dans ses tentatives désespérées pour les atteindre, seulement pour trouver les mirages se dissoudre devant lui, fuyant toujours plus loin dans la distance.

Maintenant, fatigué et malheureux, il se traînait dans l’ombre d’un rocher en surplomb et s’accroupit il nonchalamment. Sa fourrure douce était recouverte par la poussière rouge du désert. Sa tête tournait et ses yeux lui faisaient mal contre l’éblouissement du soleil.

«Pourquoi faut-il avoir pour être si chaud? gémit-il. «Qu’avons-nous fait pour mériter un tel tourment? Il plissa les yeux vers le soleil et cria furieusement, «Va-t’en! Vous faites tout ce trop chaud!  »

Sun a aucun avis à tous et a continué à pleuvoir ses rayons de feu, forçant Lapin à la retraite une fois de plus dans l’ombre de la roche. ‘Soleil doit être enseigné une leçon, grommela lapin. «J’ai un bon esprit d’aller se battre contre lui. S’il refuse de cesser de briller, je vais le tuer!

Sa détermination à punir Sun a fait l’oublier sa fatigue, et, malgré la chaleur étouffante, il se mit à courir vers le bord oriental du monde où le soleil se lève chaque matin.

Pendant qu’il courait, il a pratiqué avec son arc et ses flèches, et de se rendre fort et courageux, il a combattu avec tout ce qui croisaient son chemin. Il a combattu avec les marmottes et les lézards. Il jeta son bâton de jet à coléoptères, fourmis et les libellules. Il a tiré sur le yucca et le cactus géant. Il est devenu un lapin très rude en effet.

Au moment où il atteint le bout du monde, le Soleil avait quitté le ciel et était nulle part pour être vu.

«Le lâche! ricana lapin. «Il a peur de se battre, mais il ne me échapper si facilement», et il s’est installé à attendre derrière une touffe de buissons.

En ces jours, le Soleil ne semble pas lentement, comme il le fait maintenant. Au lieu de cela, il se précipita au-dessus de l’horizon et dans les cieux avec un puissant lié. Lapin savait qu’il devait agir rapidement afin de lui tendre une embuscade et il fixa ses yeux intensément sur l’endroit où le soleil est généralement apparue.

Sun, cependant, avait entendu les menaces les lapins et l’avait regardé se battre. Il savait qu’il était à l’affût dans les buissons. Il n’était pas du tout peur de cette créature chétive et il a pensé qu’il pourrait avoir un certain amusement à ses frais.

Il roulait à une certaine distance de son lieu habituel et emporté dans le ciel avant de Lapin savait ce qui se passait. Par le lapin de temps avait rassemblé ses esprits effarouchés et libéré son arc, le Soleil était déjà élevé au-dessus de lui et hors de portée.

Lapin estampillé et a crié de rage et de dépit. Dim. ri et ri et brillait encore plus féroce que jamais.

Bien que presque morts de la chaleur, Lapin ne voulait pas abandonner. Le lendemain matin, il a encore essayé, mais ce Soleil moment venu dans un lieu différent et lui échappait une fois de plus.

Jour après jour, la même chose s’est produite. Parfois, dim. surgi sur le droit Lapin, parfois sur sa gauche et parfois directement en face de lui, mais toujours où au lapin l’attendait.

Un matin, cependant, Sun a grandi insouciante. Il se leva plus tranquille que d’habitude, et cette fois, le lapin était prêt. Rapidement, il banda son arc. Sa flèche siffla dans l’air et enterré lui-même profondément dans le côté de Sun.

Lapin était en liesse! Enfin, il avait tiré sur son ennemi! Fou de joie, il bondit de haut en bas. Il roula sur le sol, se serrant. Il se tourna culbutes. Il regarda à nouveau à Sun – et s’arrêta.

Lorsque sa flèche avait percer Soleil, il y avait une plaie béante et, à partir de cette blessure, il a jailli un fleuve de feu liquide. Tout à coup, c’était comme si le monde entier avait été incendié. Flames a grimpé et se précipita vers lapin, craquements et rugissant.

Lapin s’arrêta pas un instant de plus. Il prit la fuite dans la panique et courut aussi vite qu’il le pouvait éloigner du feu. Il aperçut un arbre isolé peuplier et sabordé à son égard.

«Tout est en feu! il a pleuré. «Voulez-vous me mettre à l’abri?

Le peuplier secoua tristement ses branches fines. «Que puis-je faire? il a demandé. «Je vais être brûlé à la terre.

Lapin à courir. Derrière lui, les flammes se rapprochaient. Il pouvait sentir son souffle sur son dos. Un arbre Sarcobatus mettre sur son chemin.

«Cachez-moi! Cachez-moi! Lapin sursauta. «Le feu est à venir. »

«Je ne peux pas t’aider, répondit l’arbre Sarcobatus. «Je vais être brûlé racines et les branches.

un lapin tire sur le soleil - légende HopiTerrifié et presque à bout de souffle, Lapin a continué à courir, mais sa force était en difficulté. Il pouvait sentir le feu léchant sur ses talons et sa fourrure commence à roussir. Soudain, il entendit une voix qui l’appelait.

«Vite, viens sous moi! Le feu va passer au-dessus de moi si rapidement qu’il ne brûlera mon top.

C’était la voix d’un petit buisson vert avec des fleurs comme des bouquets de coton plafonnement de ses branches fines. Soulagée, lapin plongé en dessous et y resta frémissant, les yeux fermés, les oreilles à plat contre son corps.

Avec un grondement de tonnerre, la feuille de flamme sauta dessus. Le petit buisson craquelé et grésillait. Puis, peu à peu, le bruit a reculé et tout devint calme une fois de plus.

Lapin leva la tête et regarda autour de précaution. Partout la terre poser noir et fumant, mais le feu avait transmis. Il était en sécurité!

Le petit buisson qui avait abrité n’était plus vert. Brûlés et brûlés par le feu, il avait tourné un jaune d’or. Les gens l’appellent maintenant la brosse désert jaune, car, même si elle se développe d’abord vert, il tourne toujours jaune quand il sent la chaleur du soleil.

Lapin ne s’est jamais remis de sa frayeur. A ce jour, il porte des taches brunes où le feu brûlés à l’arrière de son cou. Il n’est plus féroce et belliqueux, mais tourne et se cache au moindre bruit.

Quant à Sun, il était lui aussi jamais tout à fait la même chose. Il fait maintenant lui-même si brillante que personne ne peut le regarder assez longtemps à la vue d’une flèche et il regarde toujours très prudemment à l’horizon avant qu’il apporte son corps plein la vue.

Four Corners (Colorado, Nouveau-Mexique, l’Arizona et l’Utah)

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AUSTRALIE

Historiquement le lapin a envahit ce continent, trop prolifique, il  est considéré comme nuisible, on lui substitue depuis peu le bilby, un petit marsupial qui lui ressemble par la taille et les grandes oreilles mais qui est une espèce protégée en voie de disparition.

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